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"Marathon man 23/11/2011 à 16h22

Conseils d'un ex-alcoolique qui s'en est sorti grâce à la course

Ramses Kefi
Journaliste

Jean-François Lajeunesse, novembre 2010 (DR)

Jean-François Lajeunesse, 55 ans, avait pris contact avec nous pour la première fois il y a un an. C'était par mail. Quelques lignes, pour raconter son histoire, celle d'un alcoolique que la course à pied a guéri. Il nous fait aussi parvenir deux photos, pour constater sa métamorphose. Avant, et après.

Avant, c'était en 1998. Depuis le début des années 80, Jean-François est alcoolique. Jamais ivre, car il supporte « plutôt bien », mais dépendant. Il pèse plus de 100 kilos, fume 40 cigarettes et boit jusqu'à 6 litres de vin par jour.

Le sport, un déclic

Jean-François, alors courtier indépendant et conseiller municipal dans la région de Nantes, passe tout son temps dans les bistrots. Il en oublie de travailler. Viennent les dettes, l'isolement, puis le divorce, et une nouvelle compagne qui le met dehors. Tous les alcooliques guéris ont un « déclic » à raconter. Pour lui, c'est en 2001 :

« Mon fils, qui était ado à l'époque, me raconte qu'il vient de faire un footing. Et là, je m'effondre, je ne sais pas pourquoi. Je me rends compte que je ne suis même plus capable de mettre un pied devant l'autre. J'ai pleuré. »

Il décide que le sport sera sa thérapie. Pour se rapprocher de son fils, mais aussi de lui-même. De son corps, qu'il ne sent plus. Jeune, il était plutôt sportif, même bon coureur. Il y a longtemps.

La joie d'être fatigué sainement

Il se dit qu'il doit se fixer « au moins un objectif » pour ne pas définitivement sombrer :

« C'était la course ou me foutre en l'air car je n'étais plus bon à rien. Je n'aurais pas supporté un autre échec. Il fallait que j'arrive à courir. »

En quinze jours, il arrête de boire et de fumer. Des tremblements, le manque, et la volonté « de se réapproprier son corps qui l'emporte » dès qu'il refait ses premières foulées. Il savoure sa joie d'être de nouveau fatigué sainement :

« Au début, je marchais près de deux heures. C'était tellement bon de faire des kilomètres, de respirer. Le premier jour, en rentrant éreinté, je me suis rappelé cette époque où j'étais juste quelqu'un de normal. »

Il se remet à courir. Progressivement, à son rythme. Au départ, le souffle manque. Il faut réapprendre à respirer. A faire avec le froid ou la chaleur, qu'il a ressenti pendant vingt ans de manière plus ou moins artificielle. La dépendance à la course a remplacé celle à la bouteille.

Initier les alcooliques à la randonnée

Entre 2001 et aujourd'hui, il a perdu 40 kilos. Pas de régime particulier. Comme il prend l'habitude de courir quatre fois par semaine, la course lui impose très vite une hygiène alimentaire :

 » Avec le sport, mon corps avait de nouveau les besoins normaux d'un homme normal. L'hygiène alimentaire se remet en place d'elle-même. »

Au gré de ses footings sur les bords de l'Erdre, il rencontre d'autres coureurs. Au départ, et jusqu'en 2007, il ne s'inscrit pas en club. Il s'entraîne seul. Mais des liens se tissent avec ceux qui, comme lui, marchent et courent régulièrement. Il en fait l'une des clés de sa guérison :

 » Le sport est une réaction en chaîne. Vous hésitez à deux fois avant de vous servir un verre parce que vous culpabilisez. Vous êtes tellement fier de ce que vous avez accompli. Vous avez envie de recommencer. Vous apprenez aussi à vous ouvrir, à vous confier. »

Ses conseils : du sport le matin et en club

Il retourne souvent dans les bistrots pour s'enquérir du sort de ses anciens et les initier à sa thérapie par le sport, lui qui a récemment créé son entreprise de conseil sportif et écrit un livre, « Perles d'or sur champ de vie ». Leur apprendre à sortir de leur monde. Dans un premier temps, il leur conseille de s'inscrire dans un club de randonnée pour reprendre en douceur et rencontrer d'autres personnes :

« Quand vous êtes dans un club, vous prenez des engagements. Vous savez que des gens vous attendent. Si deux ou trois coéquipiers vous donnent rendez à 9 heures du matin, vous irez, au moins par politesse. Petit à petit, vous y prendrez goût. Votre corps aussi. Et puis, vous avez à qui parler. »

Et de privilégier le matin pour une activité sportive, plutôt que le soir :

« Quand vous vous dépensez tôt, au moins, c'est fait. Et ça détermine tout le reste de votre journée. Quand vous attendez le soir en revanche, vous êtes tenté de boire. Après deux verres, vous n'avez plus trop envie de faire du sport. »

Il aborde la question du découragement. « Se réveiller un matin, et se dire que finalement, on n'y arrivera pas ».

Puis iI énumère ses performances, pas peu fier. Son challenge, c'est le championnat de France de semi-marathon (21,1 km) l'an prochain. Il me raconte ses progrès. Ses premiers 10 km, en 2004, qu'il termine en un peu moins de 56 minutes, et son marathon à Vannes, en mai 2010, à 53 ans, bouclé en 3h22 :

« Aujourd'hui, je ne suis qu'à 3 minutes des minima pour les championnats de France de ma catégorie. Je suis un athlète à part entière. »

 
 
 
 
 
 
Article de 20 minutes
 
 

 
 
 
 
 
 
 <p>Retrouvez <a href='http://www.code-postal-villes.com/se,defouler,pour,renaitre.site' target='_blank' title='flux'>Se Defouler Pour Renaitre sur Code-Postal-Villes.Com</a> sur Code-Postal-Villes.Com.</p>

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

TV rezé décembre 2009 :

 

 

 

Article paru dans le quotidien Presse Océan le 5 novembre 2009 :
 
 
 
 
 
 Article paru dans le Ouest France du 1er décembre 2009 :
 
 
 
 
 
Video et interview de Jean Francois Lajeunesse sur Télé Rezé :
 
 
 
 
 
Jean-François, courir pour vivre

 

 

Pour croiser Jean-François Lajeunesse, il est préférable d’enfiler une paire de chaussures de sport. Car il court souvent. Et vite. Pour s’entraîner et pour participer à des courses. Le 2 mai, il sera au départ du marathon de Nantes. Objectif ? 3h10. La voix est la même qu’avant, la même gouaille, la passion de la politique, de l’amitié. Mais les cheveux sont plus gris que roux. Et la bonhomie a cédé la place à un visage émacié. Qu’est-il arrivé à Jean-François, 53 ans, « saltimbanque et humaniste », autrefois président de l’Amicale Laïque de Sainte-Luce et élu municipal ? « J’ai sombré dans l’alcool », racontet-il sans détour. Sa chute et sa rédemption par le sport, il a voulu les partager dans un livre, Perles d’or sur champ de vie, paru en 2009 aux éditions Almathée. Ce « récit autobiographique » est aussi une « lettre ouverte d’un enfant de la République », qu’il remercie pour lui avoir donné la possibilité de s’en sortir. Aujourd’hui, Jean-François a créé une société de consulting pour aider les gens par le sport. Car pour lui, l’effort est militant.


Actualisation du lundi 19 avril 2010
 
 

« J'ai été le sauveur de la viticulture française. » A 53 ans, Jean-François Lajeunesse l'admet sans embarras. Dans Perles d'or sur champ de vie, qu'il dédicacera samedi à Pornic, il se raconte. Lui, l'ancien « notable bon vivant » qui, à force d'endurance, « n'avait même plus la sensation d'être saoul ». En 1999, « je dormais dans la cave des copains, pesais 107 kg et prenais deux cuites par jour, confie-t-il. C'était lamentable. » La honte est apparue plus tard. « Je me suis maudit un jour pour ne pas avoir eu la force d'accompagner mon fils au footing », raconte l'auteur. En 15 jours, il a tout arrêté. Alcool et cigarettes.

Dans son livre, Jean-François Lajeunesse remercie « cette République qui l'a aidé à revivre ». Il fait surtout la part belle à la course à pied, une passion d'adolescent sans laquelle il ne s'en serait pas tiré. « Pour retrouver leur dignité, certains se raccrochent à la culture, à la peinture ou à la mécanique. Pour moi, c'était le sport. »

Aujourd'hui, Jean-François Lajeunesse court toujours. Après le temps perdu peut-être. L'auteur a créé sa petite entreprise : « Se Défouler pour Renaître ». Il espère désormais améliorer son temps au marathon de Nantes, le 2 mai. Son objectif: 3 h 10 pour 42 km.

Samedi 24 avril, séance de dédicaces : centre Leclerc, 1, rue du Traité-d'Amsterdam, 44210 Pornic.

Perles d'or sur champ de vie, Jean-François Lajeunesse, éd. Amalthée, 11 € 50. Pour plus d'informations : www.sedefoulerpourrenaitre.fr

Marie GUITTON

 

 

- Emission de Jean Francois Lajeunesse pour partager son histoire, à travers son livre autobiographique " Perles d'or sur champ de vie" aux Editions Amalthée.

 

http://www.tvvendee.fr/video-TVV_la_grande_emission_20100330_01.aspx

http://www.tvvendee.fr/video-TVV_la_grande_emission_20100330_02.aspx

http://www.tvvendee.fr/video-TVV_la_grande_emission_20100330_03v2.aspx

 

 

 

 

En petites foulées pour se surpasser


 

A 53 ans, Jean-François Lajeunesse publie. Il raconte sa descente aux enfers et sa sortie, qu'il doit essentiellement à la course à pieds.

S'il a quitté la Thiérache pour des horizons plus bleus, Jean-François Lajeunesse, installé à Nantes depuis dix ans, n'en oublie pas pour autant ses origines à Vaux-Andigny ni sa famille d'ailleurs.
Aujourd'hui, il souhaite faire partager ses déboires avec l'alcool, son excès de poids mais surtout sa rencontre avec le sport qui lui a permis de s'en sortir et le faire partager à tout à chacun montrant que rien n'est impossible. Il publie aux éditions Amalthée, «Perles d'or sur champ de vie».
Après deux décennies d'une vie où l'alcool et le tabac ont souvent rythmé son existence, cet ancien athlète de niveau régional a repris en main son hygiène de vie.

30 kg de moins

Depuis, il a perdu 30 kilos. Diététique, nutrition et vertu d'un entraînement régulier, tout cela au fil des ans, il l'a réappris, pour retrouver un équilibre. « J'ai pendant plus de 10 ans beaucoup bu et me suis peu à peu coupé de tout lien social et pris beaucoup de poids. Du jour au lendemain j'ai tout arrêté sans un cachet seulement grâce à l'appui de mes proches et la course à pied. Cette discipline m'a permis de sortir de cette situation. D'anciennes sensations peu à peu renaissèrent du fond de moi. De nouveau le plaisir de courir, même lentement dans les premières années me redonna le respect de moi-même et l'envie de communiquer avec les autres. Le plaisir de partager des foulées communes créèrent, avec d'autres, une forme de langage, qui me permit de sortir de mon isolement jusqu'a participé à mon premier marathon en octobre dernier à Vannes en 3h30 explique l'auteur Jean-François

Lajeunesse et de poursuivre, de cette histoire j'en ai écris un livre. Parce qu'aucune vérité n'existe sans zone d'ombre. Ma vie n'aura de sens simplement que si quelqu'un, en lisant ces lignes, retrouve à son tour l'énergie pour se remettre en cause et retrouver ses Perles de vie qui déterminent la suite de son voyage sur cette terre».
Bien entendu, l'objectif de chacun est différent suivant ce qu'il espère retrouver dans la pratique de cette activité sportive, ainsi que dans son hygiène personnelle, ce qui lui permettront de retrouver, à son rythme, son intégrité et l'envie d'avancer.

Plan d'entraînements adaptés

Paralléllement à sa passion qu'il cultive depuis l'adolescence, la course à pied, Jean-François Lajeunesse a créé une petite entreprise de ressources humaines et sportives qui a pour ambition d'aider des personnes qui sont en état de dépendance mais également d'aider des coureurs dans leur préparation de compétition avec un suivi personnalisé, aussi bien alimentaire que physique.
Sur son site internet : sedefoulerpourrenaitre.fr, il raconte sa vie et offre déjà bons nombres de conseils à la fois techniques et gastronomiques. Ensuite, il propose des schèmas adaptés et personnalisés moyennant des tarifs raisonnables. ( article du journal aisne nouvelle du lundi 3 mai 2010)

 

 

 

Interview de Jean Francois Lajeunesse pour Ty Télé ( tele Morbihan ) lors d'une dédicace à Vannes

 

 

http://tytele.fr/?titre=&mode=numEmission&idFicheMere=166&id=1426

 

 

 

 Interview de Jean Francois lors de son passage à Angers le 17 septembre 2010  

 

http://www.tvlayon.fr/actualites/rubrique/

 

 

 

 

Interview lors du Journal sur Nantes 7 du 8 octobre 2010

 

http://dai.ly/b08uu3